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<channel><title><![CDATA[SYST&Eacute;MIQUE & ENTREPRISE - Blog_liste]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste]]></link><description><![CDATA[Blog_liste]]></description><pubDate>Sun, 28 Jun 2026 17:40:27 +0200</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[PN3 : "Je continuerai à porter le projet toute seule"]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pn3-je-continuerai-a-porter-le-projet-tout-seul]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pn3-je-continuerai-a-porter-le-projet-tout-seul#comments]]></comments><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 12:16:08 GMT</pubDate><category><![CDATA[Postures naratives]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/pn3-je-continuerai-a-porter-le-projet-tout-seul</guid><description><![CDATA[       Dans les deux premiers articles, nous avons pos&eacute; le concept de posture narrative et montr&eacute; comment la lire dans un r&eacute;cit, indice par indice. Ici, un troisi&egrave;me r&eacute;cit, plus complexe, plus fr&eacute;quent aussi, pour aller un cran plus loin : identifier ce qui est d&eacute;valoris&eacute;, et voir ce que &ccedil;a r&eacute;v&egrave;le sur la situation.article 1 : https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera&nbsp;article 2  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/editor/coope-rateur-petit.png?1776773817" alt="Photo" style="width:233;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Dans les deux premiers articles, nous avons pos&eacute; le concept de posture narrative et montr&eacute; comment la lire dans un r&eacute;cit, indice par indice. <br />Ici, un troisi&egrave;me r&eacute;cit, plus complexe, plus fr&eacute;quent aussi, pour aller un cran plus loin : identifier ce qui est d&eacute;valoris&eacute;, et voir ce que &ccedil;a r&eacute;v&egrave;le sur la situation.</span></span><ul><li><span><span>article 1 : </span><a href="https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera</span></a><span>&nbsp;</span></span></li><li><span><span>article 2 : </span><a href="https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable</span></a><span>&nbsp;</span></span></li></ul></div>  <div class="paragraph"><span><span style="font-weight:700">Nejma</span><span> est responsable qualit&eacute; dans une entreprise multi-sites. Rigoureuse, engag&eacute;e, reconnue pour son expertise. Depuis plusieurs mois, elle tient &agrave; bout de bras un projet transverse.<br /></span></span><br /><span><span>Elle me dit : </span><span>"<em>Je passe mes journ&eacute;es &agrave; colmater les br&egrave;ches laiss&eacute;es par le manque de rigueur des autres d&eacute;partements. C'est &eacute;puisant de devoir tout v&eacute;rifier derri&egrave;re eux pour &eacute;viter la catastrophe, tout &ccedil;a pour que la direction nous f&eacute;licite &agrave; peine. Franchement, tant qu'ils n'auront pas compris l'importance de la qualit&eacute;, je continuerai &agrave; porter le projet tout seul, mais je ne vois plus l'int&eacute;r&ecirc;t de proposer des am&eacute;liorations puisque personne n'&eacute;coute.</em>"</span></span><br /><span><span><br />Qu'est-ce qu'on entend ?</span></span><br /><span><span>Une professionnelle &eacute;puis&eacute;e, un sentiment de manque de reconnaissance, des coll&egrave;gues peu rigoureux. La situation semble claire. On pourrait &ecirc;tre tent&eacute; de travailler la communication avec la direction, de formaliser les contributions, de clarifier les responsabilit&eacute;s entre d&eacute;partements.<br /></span></span><br /><span><span>Regardons la forme. Vous avez maintenant deux articles de d&eacute;codage en soutien.</span><br /><span>&Agrave; votre avis, quelle posture narrative se dessine ici ?<br /></span></span><br /><span><span>Prenez un moment.</span></span><br /><span><span>"</span><em><span>Je passe mes journ&eacute;es &agrave; colmater</span></em><span>", "</span><span><em>C'est &eacute;puisant</em>", "<em>je continuerai &agrave; porter le projet tout seul</em></span><span><em>"</em>...</span></span><br /><span><span>"</span><em><span>Le manque de rigueur des autres d&eacute;partements</span></em><span>", "</span><em><span>tant qu'ils n'auront pas compris</span></em><span>", "</span><em><span>personne n'&eacute;coute</span></em><span><em>"</em>...<br /></span></span><br /><span><span>Alors, Martyr ou Accusateur ?</span></span><br /><span><span><br />H&eacute; bien les deux. Souvent les postures se mixent, se superposent, se renforcent mutuellement. Nejma porte parce qu'ils ne comprennent pas. Nejma souffre parce qu'ils ne changent pas.<br /></span></span><br /><span><span>Ce qui importe, c'est moins l'&eacute;tiquette que ce que cette combinaison d&eacute;valorise et c'est l&agrave; que l&rsquo;accompagnement syst&eacute;mique commence.<br /></span></span><br /><span><span>Ce qui dispara&icirc;t dans ce r&eacute;cit : sa propre contribution &agrave; la situation. En colmatant syst&eacute;matiquement, elle emp&ecirc;che les autres d&eacute;partements de d&eacute;velopper leur rigueur. Elle compense et cette compensation justifie, aux yeux des autres, de ne pas changer.&nbsp;<br /></span></span><br /><span><span>La boucle est l&agrave; :</span></span><br /><span><span>Elle colmate &rarr; les autres ne d&eacute;veloppent pas la rigueur &rarr; confirme qu'elle doit tout faire &rarr; s'&eacute;puise &rarr; attend une reconnaissance qui ne vient pas &rarr; renforce le sacrifice.</span></span><br /><span><span><br />Ce n'est pas un jugement moral. C'est une boucle de renforcement. <br />Nejma y participe sans le voir, parce que son r&eacute;cit la place en dehors du syst&egrave;me qu'elle d&eacute;crit.</span></span><br /><br /><span><span>C'est ce que les postures narratives permettent de rendre visible : non pas qui a tort, mais comment le r&eacute;cit construit une r&eacute;alit&eacute; qui se referme sur elle-m&ecirc;me.<br /></span></span><br /><span><span>Ce qui est d&eacute;valoris&eacute; ici : les marges de man&oelig;uvre et la part de responsabilit&eacute; partag&eacute;e.</span></span><br /><span><span>Ce qui, en inversant, pourrait &ecirc;tre r&eacute;habilit&eacute; ?</span></span><br /><span><span>Les autres d&eacute;partements, non comme complices d'une catastrophe annonc&eacute;e, mais comme acteurs avec leurs propres contraintes. Sa propre contribution au probl&egrave;me, compenser syst&eacute;matiquement, c'est aussi emp&ecirc;cher l'apprentissage collectif. Son pouvoir d'expression, plut&ocirc;t qu'attendre une reconnaissance qui ne vient pas. La possibilit&eacute; d'exp&eacute;rimenter diff&eacute;remment, m&ecirc;me modestement, m&ecirc;me &agrave; son &eacute;chelle.<br /></span></span><br /><span><span style="color:rgb(31, 31, 31); font-weight:700">D&eacute;verrouiller le r&eacute;cit : les trois gestes du Coop&eacute;rateur.</span></span><br /><span><span>C'est l'horizon de ce que j'appelle </span><span style="font-weight:700">la posture du Coop&eacute;rateur</span><span>.&nbsp;<br />&#8203;</span></span><br /><span><span>Elle ouvre le chemin pratique pour r&eacute;habiliter ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;valoris&eacute;. Ce d&eacute;placement du r&eacute;cit est guid&eacute; par trois gestes fondamentaux qui transforment la situation sans attendre que les autres changent :</span><br /><span>Acter ce qui ne d&eacute;pend pas de moi. Honorer ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;valoris&eacute;. Ouvrir l'univers de la possibilit&eacute;.</span></span></div>  <div class="paragraph"><em><span><span>Postures narratives : l'outil qui transforme les r&eacute;cits qui coincent.</span></span></em><br /><span><span>M&ecirc;me dans un syst&egrave;me contraignant, il nous reste une part de libert&eacute; : celle de choisir comment nous nous positionnons face &agrave; ce qui nous arrive.</span></span><br /><span><span>Le premier objectif n'est plus de changer les autres, ni d'attendre qu'ils changent,mais de commencer par clarifier son propre positionnement dans la situation, c-&agrave;-d d&rsquo;adopter la posture du Coop&eacute;rateur.<br />&#8203;</span></span><br /><strong><span><span>C'est cet accompagnement l&agrave; que nous pratiquons dans la MasterClass.</span></span><br /></strong><span><span>&#128073;</span><a href="https://claude.ai/chat/systemically.fr/mcpn_atrennes.html"><span style="font-weight:400"> </span><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">MasterClass Postures Narratives &mdash; Rennes, 4 juin</span></a><span> &middot;</span><a href="https://claude.ai/chat/systemically.fr/masterclass-postures-narratives.html"><span style="font-weight:400"> </span><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">Session distanciel &mdash; octobre</span></a></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[PN2: "Inutile de construire sur du sable"]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable#comments]]></comments><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:59:26 GMT</pubDate><category><![CDATA[Postures naratives]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable</guid><description><![CDATA[       Dans le premier article de cette s&eacute;rie, nous avons d&eacute;fini et illustr&eacute; le concept de Posture narrative et entrevu ce qu'une posture narrative d&eacute;valorise. Ici, entrons dans le concret : comment d&eacute;code-t-on une posture narrative dans un r&eacute;cit ?Ils sont d&eacute;veloppeurs dans une entreprise en croissance rapide. Comp&eacute;tents, engag&eacute;s sur la qualit&eacute; du code. Depuis plusieurs mois, la tension monte avec la direction.Ils me disent :  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/accusateur-petit.jpg?1776765801" alt="Photo" style="width:247;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span><a href="https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera" target="_blank">Dans le premier article de cette s&eacute;rie</a>, nous avons d&eacute;fini et illustr&eacute; le concept de Posture narrative et entrevu ce qu'une posture narrative d&eacute;valorise. Ici, entrons dans le concret : comment d&eacute;code-t-on une posture narrative dans un r&eacute;cit ?</span></span><br /><br /><span><span>Ils sont d&eacute;veloppeurs dans une entreprise en croissance rapide. Comp&eacute;tents, engag&eacute;s sur la qualit&eacute; du code. Depuis plusieurs mois, la tension monte avec la direction.</span></span><br /><span><span>Ils me disent : </span><span>"<em>On essaie de maintenir un standard de code correct, mais c'est impossible avec la direction actuelle. Ils nous imposent des technos obsol&egrave;tes et des deadlines dict&eacute;es par le marketing sans aucune consultation. On subit les erreurs strat&eacute;giques de gens qui ne comprennent pas notre m&eacute;tier. Dans ces conditions, on fait le minimum syndical : on ne peut pas construire sur du sable si la hi&eacute;rarchie ne change pas radicalement de vision.</em>"</span></span></div>  <div class="paragraph"><span><span>Qu'est-ce qu'on entend ?<br /></span></span><br /><span><span>Une &eacute;quipe frustr&eacute;e, des contraintes r&eacute;elles, un rapport de force d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;. Le diagnostic technique semble solide. On pourrait &ecirc;tre tent&eacute; d'explorer les canaux de dialogue avec la direction, de chercher des alli&eacute;s, de travailler la communication ascendante.<br /></span></span><br /><span><span>Regardons la forme du r&eacute;cit. Pas ce qui est dit, </span><span style="font-weight:700">comment</span><span> l'&eacute;quipe se positionne dans ce qu'elle raconte.</span></span><br /><span><span><br />Quelques indices suffisent.</span></span><ul><li style="color:rgb(31, 31, 31)"><span><span style="font-weight:700">Bl&acirc;me Externe et Dichotomie (Nous vs. Eux)</span><span> : "Ils nous imposent", "la direction actuelle" </span><br /><span>&rarr; Un coupable d&eacute;sign&eacute; qui maintient un rapport de force externe.</span></span></li><li style="color:rgb(31, 31, 31)"><span><span style="font-weight:700">Disqualification (Mad/Bad)</span><span> : "gens qui ne comprennent pas notre m&eacute;tier" </span><br /><span>&rarr; L'autre est d&eacute;cr&eacute;dibilis&eacute; ou incomp&eacute;tent.</span></span></li><li style="color:rgb(31, 31, 31)"><span><span style="font-weight:700">Justification de l'Inaction</span><span> : "on fait le minimum syndical" </span><br /><span>&rarr; L'action est conditionn&eacute;e, le </span><span>non-choix</span><span> est rationalis&eacute;.</span></span></li><li style="color:rgb(31, 31, 31)"><span><span style="font-weight:700">Pr&eacute;alable (L'attente de changement)</span><span> : "si la hi&eacute;rarchie ne change pas" </span><br /><span>&rarr; L'action n'est possible que si l'autre bouge.</span></span></li></ul> <span><span><br />L'&eacute;quipe ne dit pas "nous choisissons de faire le minimum". Elle dit "nous ne pouvons pas faire autrement </span><span style="font-weight:700">tant qu'ils ne changent pas</span><span>". L'inaction est pr&eacute;sent&eacute;e comme une cons&eacute;quence logique, pas comme un positionnement.<br /></span></span><br /><span><span>C'est la signature de la</span><span style="font-weight:700"> posture narrative de l'Accusateur.</span></span><br /><span><span style="color:rgb(31, 31, 31)">Une posture qui transf&egrave;re le lieu du pouvoir (ce qu&rsquo;on nomme en psychologie le </span><em><span style="color:rgb(31, 31, 31)">locus de contr&ocirc;le</span></em><span style="color:rgb(31, 31, 31)">) &agrave; l'entit&eacute; bl&acirc;m&eacute;e. C'est l'autre qui d&eacute;tient la cl&eacute; du changement, et tant qu'il n'agit pas, toute action de notre part est disqualifi&eacute;e comme "inutile de construire sur du sable".</span></span><br /><span><span><br />De nouveau, ce qui dispara&icirc;t dans ce r&eacute;cit, ce qui est d&eacute;valoris&eacute;, d&eacute;termine ce que l'&eacute;quipe peut ou ne peut pas envisager comme mouvement. Les indices de d&eacute;valorisation, ce sera l'objet du troisi&egrave;me article.<br />&#8203;</span></span><br /><em><span><span>Postures narratives : l'outil qui transforme les r&eacute;cits qui coincent.</span></span></em></div>  <div class="paragraph"><span style="color:rgb(98, 98, 98)">Vous voulez apprendre &agrave; d&eacute;coder ces r&eacute;cits sur vos propres situations ?</span><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)">&#128073;&nbsp;</span><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><strong>MasterClass Postures Narratives&nbsp;</strong>&mdash;&nbsp;<a href="https://www.systemically.fr/mcpn_atrennes.html">Rennes, 4 juin en pr&eacute;sentiel</a></span><span style="color:rgb(98, 98, 98)">&nbsp;&middot;&nbsp;</span><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><a href="https://www.systemically.fr/masterclass-postures-narratives.html" target="_blank">Session distanciel &mdash; octobre</a></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[PN 1 : "Si je ne le fais pas, personne ne le fera !"]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera#comments]]></comments><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:46:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Postures naratives]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/si-je-ne-le-fais-pas-personne-ne-le-fera</guid><description><![CDATA[       Quand l'indispensabilit&eacute; m&egrave;ne &agrave; l'&eacute;puisement ou la Posture Narrative du Martyr&hellip;Marc est responsable technique dans une entreprise de taille moyenne. Comp&eacute;tent, reconnu, fiable. Depuis des ann&eacute;es, c'est lui qui garantit la continuit&eacute; de service. En cas de crise, c'est lui qu'on appelle.Marc me dit : "Je n'ai pas vraiment le choix, si je ne prends pas cet appel &agrave; 23h le soir du r&eacute;veillon, personne ne le fera et l'usine s' [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/martyr-petit.jpg?1776762133" alt="Photo" style="width:262;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><em><span><span style="color:rgb(31, 31, 31)">Quand l'indispensabilit&eacute; m&egrave;ne &agrave; l'&eacute;puisement ou la Posture Narrative du Martyr&hellip;</span></span></em><br /><br /><span><span>Marc est responsable technique dans une entreprise de taille moyenne. Comp&eacute;tent, reconnu, fiable. Depuis des ann&eacute;es, c'est lui qui garantit la continuit&eacute; de service. En cas de crise, c'est lui qu'on appelle.</span></span><br /><br /><span><span>Marc me dit : </span><span>"<em>Je n'ai pas vraiment le choix, si je ne prends pas cet appel &agrave; 23h le soir du r&eacute;veillon, personne ne le fera et l'usine s'arr&ecirc;te. C'est devenu une habitude : mon &eacute;quipe compte sur moi pour absorber les crises, alors je d&eacute;cale mes vacances, je reste branch&eacute; en continu. J'ai fini par accepter que ma vie perso passe apr&egrave;s, mais je sens que je m'use &agrave; &ecirc;tre le seul garant de la continuit&eacute; de service."</em></span></span><br /><br /><span><span>Qu'est-ce qu'on entend dans ce r&eacute;cit ?</span></span><br /><br /><span><span>Un professionnel s&eacute;rieux, investi. Quelqu'un qui assume, mais proche de l&rsquo;&eacute;puisement.&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>On pourrait &ecirc;tre tent&eacute; de travailler sur la d&eacute;construction de ses croyances sur l'indispensabilit&eacute;, la formalisation d'un plan de transmission technique ou la ren&eacute;gociation d'un cadre de d&eacute;connexion strict aupr&egrave;s de sa direction.</span></span><br /><br /><span><span>Regardons comment il se raconte dans la situation. Pas ce qu'il dit de la situation, comment il s'y positionne.</span></span><br /><br /><span><span style="color:rgb(31, 31, 31)">C'est ce que j'appelle sa </span><span style="color:rgb(31, 31, 31); font-weight:700">Posture Narrative</span><span style="color:rgb(31, 31, 31)"> : </span><span style="color:rgb(31, 31, 31); font-weight:700">le filtre implicite &agrave; travers lequel, pour cette situation, l'individu per&ccedil;oit, s&eacute;lectionne, relie et rapporte son rapport aux &eacute;v&eacute;nements.</span><span style="color:rgb(31, 31, 31)">&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>Selon lui, Marc est le seul. Le syst&egrave;me d&eacute;pend de lui. S'il l&acirc;che, tout l&acirc;che. Sa pr&eacute;sence est une n&eacute;cessit&eacute;, un devoir moral m&ecirc;me, pas une pr&eacute;f&eacute;rence.</span></span><br /><span><span>Ce cadrage a une coh&eacute;rence interne solide. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment cette coh&eacute;rence qui m&eacute;rite attention : elle d&eacute;valorise implicitement plusieurs possibles, ce qui limite d&rsquo;autant ce qui peut &ecirc;tre envisag&eacute; comme mouvement</span><span style="color:rgb(31, 31, 31)">. C'est l&agrave; que se situe la marge de man&oelig;uvre que le r&eacute;cit rend invisible pour Marc.</span></span><br /><br /><span><span style="color:rgb(31, 31, 31); font-weight:700">Quels sont les possibles d&eacute;valoris&eacute;s dans son r&eacute;cit ?</span><br /><span>Je vous laisse y r&eacute;fl&eacute;chir.</span></span><br /><br /><span><span>Mais une fois les d&eacute;valorisations identifi&eacute;es, le travail d'accompagnement change de nature en se focalisant sur ce qui est &agrave; revaloriser. On accompagne un d&eacute;placement du r&eacute;cit qui entra&icirc;ne un d&eacute;placement du rapport &agrave; la situation.</span></span><br /><br /><span><span>En quelques minutes, sans avoir besoin du dossier complet, en se mettant &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de la forme du r&eacute;cit, une hypoth&egrave;se de travail a &eacute;merg&eacute;. L'accompagnant ne se noie pas dans les d&eacute;tails. Il propose un fil que la conversation peut d&eacute;rouler.</span></span><br /><br /><span><span>Ce sera l'objet du <a href="https://www.systemically.fr/blog_liste/pn2-inutile-de-construire-sur-du-sable" target="_blank">deuxi&egrave;me article</a> : ce qui est d&eacute;valoris&eacute; dans un r&eacute;cit, et comment un nouveau r&eacute;cit peut l'honorer.</span></span><br /><br /><em><span><span>Postures narratives : l'outil qui transforme les r&eacute;cits qui coincent</span></span></em><br /><br /></div>  <div class="paragraph"><span style="color:rgb(98, 98, 98)">Vous voulez apprendre &agrave; d&eacute;coder ces r&eacute;cits sur vos propres situations ?</span><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)">&#128073;&nbsp;</span><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><strong>MasterClass Postures Narratives&nbsp;</strong>&mdash;&nbsp;<a href="https://www.systemically.fr/mcpn_atrennes.html">Rennes, 4 juin en pr&eacute;sentiel</a></span><span style="color:rgb(98, 98, 98)">&nbsp;&middot;&nbsp;</span><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><a href="https://www.systemically.fr/masterclass-postures-narratives.html" target="_blank">Session distanciel &mdash; octobre</a></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Gouverner, c'est naviguer]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/gouverner-cest-naviguer]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/gouverner-cest-naviguer#comments]]></comments><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 05:23:41 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/gouverner-cest-naviguer</guid><description><![CDATA[Tenir le cap ou gouverner ?Le mot gouvernance vient du grec kubernos : l'art de tenir la barre. Pas tenir le cap, tenir la barre. La nuance est importante. Tenir le cap suppose qu'on sait où on va et qu'il suffit de maintenir la direction. Tenir la barre suppose qu'on ajuste en permanence en fonction de ce que renvoie la mer.La cybernétique (même racine) a formalisé ce principe au XXe siècle : un système qui se gouverne bien est un système qui intègre des boucles de feedback. Il émet un [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none" style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"><a><img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/darkmoon-art-vintage-4230648-1920.jpg?1775799181" alt="Photo" style="width:621;max-width:100%"></a><div style="display:block;font-size:90%"></div></div></div><div class="paragraph"><span><span><strong>Tenir le cap ou gouverner ?</strong><br><br>Le mot <strong>gouvernance</strong> vient du grec</span> <em><span>kubernos</span></em> <span>: l'art de tenir la barre. Pas tenir le cap, tenir la barre. La nuance est importante. Tenir le cap suppose qu'on sait o&ugrave; on va et qu'il suffit de maintenir la direction. Tenir la barre suppose qu'on ajuste en permanence en fonction de ce que renvoie la mer.</span></span><br><br><span><span>La <strong>cybern&eacute;tique</strong> (m&ecirc;me racine) a formalis&eacute; ce principe au XXe si&egrave;cle : un syst&egrave;me qui se gouverne bien est un syst&egrave;me qui int&egrave;gre des boucles de feedback. Il &eacute;met un signal, &eacute;coute ce que l'environnement renvoie, et ajuste. Sans feedback, il navigue &agrave; l'aveugle.</span></span><br><span><span>C'est pourtant ce que font la plupart des transformations organisationnelles : elles &eacute;mettent un signal (le plan de transformation) sans dispositif d'&eacute;coute de ce qu'il produit en retour dans le collectif. Le commanditaire tient le cap. Qui tient la barre ?</span></span><br><br><span><span>C'est l&agrave; qu'intervient <strong>la logique du sonar</strong>. Un sonar n'indique pas la destination, il &eacute;coute ce qui se passe dans l'environnement imm&eacute;diat et renvoie une image de ce qui est l&agrave; et qu'on ne voit pas. L'ASRO fonctionne sur ce principe : &eacute;couter en permanence ce que le collectif produit comme signaux.</span></span><br><br><span><span>Dans l'ASRO, l&rsquo;atelier</span> <span>C<em>artographie collective des patterns</em></span> <span>part de l&agrave;. Pas un diagnostic externe pos&eacute; sur l'organisation : une observation partag&eacute;e de ce qui se r&eacute;p&egrave;te, de ce qui r&eacute;siste, de ce qui circule entre les acteurs. En rendant ces patterns visibles pour ceux qui les vivent, elle cr&eacute;e la premi&egrave;re boucle de feedback utile. Le commanditaire cesse de naviguer au plan. Il commence &agrave; tenir la barre.</span></span><br><br><span><span style="font-weight:700">Trois exp&eacute;ditions, trois bilans</span></span><br><br><span><span><strong>Colomb</strong> part vers les Indes par l'ouest. Il touche les Cara&iuml;bes en croyant avoir atteint sa destination. L'objectif n'est pas atteint. Et pourtant le voyage produit quelque chose d'in&eacute;dit : une connaissance nouvelle, un territoire inconnu, une route que personne n'avait trac&eacute;e. On est rentr&eacute; avec plus que ce qu'on cherchait, m&ecirc;me si ce n'est pas ce qu'on cherchait.</span></span><br><br><span><span><strong>Gama</strong> r&eacute;ussit. Il atteint les Indes par le cap de Bonne-Esp&eacute;rance. L'objectif est atteint, le commanditaire est satisfait, la route commerciale s'ouvre. R&eacute;ussite au sens classique du terme.</span></span><br><br><span><span><strong>Magellan</strong> organise le premier tour du monde. L'exp&eacute;dition boucle. L'objectif est atteint. Magellan meurt aux Philippines. Ses hommes rentrent. La question reste ouverte : qui a r&eacute;ussi ?</span></span><br><br><span><span><strong>Fran&ccedil;ois Balta</strong> propose une distinction utile ici.<br>La <strong>r&eacute;ussite</strong>, c'est l'objectif atteint.<br>Le <strong>succ&egrave;s</strong>, c'est avoir compris quelque chose d'essentiel sur ce qu'on ne savait pas, y compris quand l'objectif n'est pas atteint.<br>Les deux sont des r&eacute;sultats l&eacute;gitimes. Mais ils ne se mesurent pas de la m&ecirc;me fa&ccedil;on, et ils n'impliquent pas les m&ecirc;mes personnes.</span></span><br><br><span><span>Dans une organisation, cette distinction change concr&egrave;tement la n&eacute;gociation du mandat. Si le succ&egrave;s n'est plus seulement l'objectif atteint, qu'est-ce qui remplace le plan ?</span></span><br><br><span><span>L'ASRO propose</span> <span style="font-weight:700">le Cadre d'Intentio</span><span><strong>n</strong>.<br>Pas un rail, pas une roadmap : trois balises que le commanditaire d&eacute;finit avant de larguer les amarres.<br><strong>Le signal initial</strong> (pourquoi avons-nous quitt&eacute; le port ?).<br><strong>Les invariants</strong> (ce qu'on ne sacrifiera pas, m&ecirc;me dans la temp&ecirc;te).<br><strong>Les limites de s&eacute;curit&eacute;</strong> (les contraintes budg&eacute;taires, temporelles ou &eacute;thiques qui garantissent qu'on ne coule pas).</span></span><br><br><span><span>Plus la destination est incertaine, plus ces balises doivent &ecirc;tre claires. C'est ce qui permet au collectif de naviguer sans carte pr&eacute;cise sans pour autant risquer le naufrage.</span></span><br><br><span><span style="font-weight:700">Qui paie le co&ucirc;t de l'exp&eacute;dition ?</span></span><br><br><span><span>Magellan est mort aux Philippines. Parmi les 270 hommes qui ont quitt&eacute; S&eacute;ville en 1519, 18 sont rentr&eacute;s. L'exp&eacute;dition a r&eacute;ussi. Le bilan humain est rarement mentionn&eacute; dans les livres d'histoire.</span></span><br><br><span><span>Dans une organisation, ce calcul se fait aussi. Discr&egrave;tement.<br>La transformation est d&eacute;clar&eacute;e r&eacute;ussie en comit&eacute; de direction. Les &eacute;quipes comptent autrement : les coll&egrave;gues partis en cours de route, l'&eacute;puisement accumul&eacute;, le d&eacute;sengagement silencieux de ceux qui sont rest&eacute;s. Ce que le bilan de fin de projet ne comptabilise pas.</span></span><br><br><span><span><strong>Le co&ucirc;t humain d'une transformation</strong> n'est pas un dommage collat&eacute;ral. C'est une information sur la mani&egrave;re dont elle a &eacute;t&eacute; conduite. Un syst&egrave;me qui arrive &agrave; destination en laissant ses membres exsangues a peut-&ecirc;tre atteint son objectif. Il a certainement compromis sa capacit&eacute; &agrave; en mener un autre.</span></span><br><br><span><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que pointe le titre de l'ouvrage qui accompagne cette d&eacute;marche :</span> <strong><span><a href="https://asro.pro/livre.html" target="_blank">Ne vous transformez surtout pas !</a></span></strong> <span>Non pas un appel &agrave; l'immobilisme, mais une invitation &agrave; questionner en permanence le co&ucirc;t de la transformation. Une organisation qui se transforme en s'&eacute;puisant perd quelque chose de plus pr&eacute;cieux que du temps : elle perd sa capacit&eacute; &agrave; changer.</span></span><br><br><span><span><strong>Rick Dove</strong> nomme cette capacit&eacute; la</span> <strong><span>Change Proficiency</span></strong> <span>: la comp&eacute;tence au changement comme capacit&eacute; structurelle. Une capacit&eacute; qu'on peut d&eacute;velopper, mais aussi d&eacute;grader. Une transformation conduite sans attention au co&ucirc;t humain ne produit pas seulement de l'&eacute;puisement. Elle compromet la prochaine transformation, qui sera plus difficile.</span></span><br><br><span><span>L'ASRO travaille sur ce registre : non pas garantir la transformation, mais d&eacute;velopper la <strong>robustesse</strong> du collectif qui la traverse. Ce que l&rsquo;organisation apprend en chemin vaut parfois plus que la destination atteinte.</span></span><br><br><span><span style="font-weight:700">La limite de la m&eacute;taphore</span></span><br><br><span><span>Une exp&eacute;dition a un d&eacute;part, une route, une destination. Elle se termine. On rentre au port, on dresse le bilan, on passe &agrave; autre chose.</span></span><br><br><span><span>Une organisation ne rentre jamais au port. Elle est un processus continu d'interactions, de d&eacute;cisions, de r&eacute;cits qui se construisent et se d&eacute;font. Il n'y a pas d'"apr&egrave;s la transformation". Il y a la prochaine configuration, qui &eacute;mergera des interactions d'aujourd'hui.</span></span><br><span><span>C'est la limite fondamentale de toute approche qui traite la transformation comme une exp&eacute;dition : elle suppose un avant, un pendant, un apr&egrave;s. Elle suppose qu'on peut mobiliser les &eacute;quipes pour un effort exceptionnel, atteindre la destination, puis revenir &agrave; un rythme normal. Mais si l'exp&eacute;dition est permanente, l'effort exceptionnel devient la norme. Et la norme &eacute;puise.</span></span><br><br><span><span>Il faut aussi nommer qui gagne vraiment.<br>Les exp&eacute;ditions de Colomb, Gama et Magellan &eacute;taient financ&eacute;es par les couronnes espagnole et portugaise. Les commanditaires ont encaiss&eacute; les b&eacute;n&eacute;fices. Les &eacute;quipages ont pay&eacute; le prix.<br>Dans une organisation, cette question reste enti&egrave;re : <strong>qui assume le co&ucirc;t de la transformation</strong>, et qui en tire les fruits ?</span><br><br><span><strong>Peter Hawkins</strong> pousse la question plus loin encore : si l'organisation ne compte que ses parties prenantes imm&eacute;diates, elle ignore ce que ses choix produisent sur son &eacute;cosyst&egrave;me plus large (fournisseurs, territoires, g&eacute;n&eacute;rations futures). Dans un contexte de crises &eacute;co-syst&eacute;miques, ce calcul &eacute;troit menace la survie de l'organisation elle-m&ecirc;me. Le co&ucirc;t de l'exp&eacute;dition ne se mesure plus seulement en RH internes. Il se mesure en capacit&eacute; de l'&eacute;cosyst&egrave;me &agrave; continuer de fonctionner.</span></span><br><br><span><span>La m&eacute;taphore doit donc &eacute;voluer. Pas le bateau qui traverse et rentre au port. Pas non plus le bateau-usine dont l'&eacute;quipage tourne pendant que la structure reste (interchangeable, anonyme, sans m&eacute;moire).</span></span><br><span><span><strong>La sagesse des nomades</strong> propose une image int&eacute;ressante. Ils n'ont pas de destination fixe : ils ont des routes et des saisons. Ils connaissent leur territoire par l'usage accumul&eacute; sur des g&eacute;n&eacute;rations, pas par la carte. Le collectif n'est pas interchangeable (il est porteur d'une m&eacute;moire collective sans laquelle le d&eacute;placement devient impossible). Ce n'est pas une exp&eacute;dition. C'est <strong>une mani&egrave;re de vivre en mouvement</strong>.</span></span><br><br><span><span>Ce d&eacute;placement change la posture de l'intervenant.<br>Il ne s'agit plus d'accompagner une travers&eacute;e. Il s'agit de d&eacute;velopper la capacit&eacute; du collectif &agrave; se d&eacute;placer par lui-m&ecirc;me, dans la dur&eacute;e, avec ce qu'il a. Ce que l'ASRO nomme <strong>robustesse adaptative</strong> : non pas r&eacute;sister au changement, mais d&eacute;velopper la capacit&eacute; collective &agrave; changer sans s'&eacute;puiser et &eacute;puiser son environnement.</span></span><br></div><div><div id="520584074670365023" align="left" style="width: 100%; overflow-y: hidden;" class="wcustomhtml">Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/darkmoon_art-1664300/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=4230648">Darkmoon_Art</a> de <a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=4230648">Pixabay</a></div></div><div style="margin-bottom:10px;margin-top:10px;"><div style="text-align:right;"><a href="www.linkedin.com/in/christophekeromen"><img src="https://www.linkedin.com/img/webpromo/btn_viewmy_160x33.gif" border="0" alt="View my profile on LinkedIn"></a></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Quand Arnaud Tonnelé a raison…]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/quand-arnaud-tonnele-a-raison]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/quand-arnaud-tonnele-a-raison#comments]]></comments><pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:37:33 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/quand-arnaud-tonnele-a-raison</guid><description><![CDATA[       Arnaud Tonnel&eacute; a publi&eacute; cette semaine un article sur la na&iuml;vet&eacute; suppos&eacute;e des approches d'accompagnement du changement : &ldquo;Les approches dominantes de la transformation souffriraient-elles d'une forme de na&iuml;vet&eacute; ?&rdquo;&nbsp;Il s&rsquo;appuie sur la connaissance qu&rsquo;il a du march&eacute; : des clients en coaching d'organisation, des clients en formation. La demande qu'il capte est l&eacute;gitime. Poursuivons la r&eacute;flexion.L&agr [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/240402.jpg?1775738776" alt="Photo" style="width:470;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><br /><span><span>Arnaud Tonnel&eacute; a publi&eacute; cette semaine un article sur la na&iuml;vet&eacute; suppos&eacute;e des approches d'accompagnement du changement : &ldquo;<a href="https://www.linkedin.com/pulse/les-approches-dominantes-de-la-transformation-dune-certaine-tonnel%C3%A9-v9v9f" target="_blank">Les approches dominantes de la transformation souffriraient-elles d'une forme de na&iuml;vet&eacute; ?</a>&rdquo;&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>Il s&rsquo;appuie sur la connaissance qu&rsquo;il a du march&eacute; : des clients en coaching d'organisation, des clients en formation. La demande qu'il capte est l&eacute;gitime. Poursuivons la r&eacute;flexion.<br /><strong>L&agrave; o&ugrave; Tonnel&eacute; met l&rsquo;accent sur la pr&eacute;sence du pouvoir, je m&rsquo;int&eacute;resse &agrave; ce qui le rend op&eacute;rant au quotidien.</strong></span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce qu'il voit juste</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>Le pouvoir est la mati&egrave;re noire des organisations</span></em><span><em>.</em>" </span><br /><span>L'image est percutante. Elle nomme ce que beaucoup de praticiens vivent sans le formuler : quelque chose d'invisible, de non-dit qui produit des effets massifs, qui oriente les d&eacute;cisions, qui d&eacute;termine ce qui est possible ou non et que les approches d&rsquo;accompagnement esquivent souvent.</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>On cherche sous le lampadaire.</span></em><span>"</span><br /><span>Tout praticien qui s'est retrouv&eacute; &agrave; proposer des frameworks, des outils sur &eacute;tag&egrave;re plut&ocirc;t qu'&agrave; explorer le probl&egrave;me dans son contexte se reconna&icirc;t ici. C'est une observation issue du terrain.</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>Une transformation se n&eacute;gocie</span></em><span><em>.</em>"</span><br /><span>&Ccedil;a remet de la r&eacute;alit&eacute; politique dans un monde qui en manque. Beaucoup ont v&eacute;cu l'&eacute;chec de transformations bien intentionn&eacute;es face &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts divergents non trait&eacute;s. Tonnel&eacute; nomme cet &eacute;chec sans d&eacute;tour.</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>Si l'entreprise n'arrive pas &agrave; le faire toute seule, c'est peut-&ecirc;tre que la fa&ccedil;on dont elle formule son objet pose probl&egrave;me</span></em><span>."</span><br /><span>Juste, &agrave; condition de distinguer deux registres. Ne pas y arriver peut relever des fa&ccedil;ons habituelles d&rsquo;essayer d&rsquo;y arriver&hellip; ou de la mani&egrave;re dont on pose ce &agrave; quoi on devrait arriver. Dans les deux cas, c&rsquo;est souvent la m&ecirc;me id&eacute;ologie, ce qui est pens&eacute; comme allant de soi, qui produit les m&ecirc;mes impasses.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce qui explique l'engagement de ses lecteurs</span></span><br /><br /><span><span>Son article donne aux praticiens une permission : &ecirc;tre lucide sur les limites de leur propre pratique sans se disqualifier. Nommer que la facilitation ne suffit pas, que le politique est r&eacute;el, qu&rsquo;on se pr&eacute;cipite sur des promesses de solutions sans s&rsquo;interroger sur la singularit&eacute; du contexte, c'est lib&eacute;rateur pour qui l'a v&eacute;cu sans oser le dire.</span></span><br /><span><span>C'est la force de l'article car &ccedil;a correspond &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rience de nombre d&rsquo;intervenants un peu d&eacute;sabus&eacute;s.</span></span><br /><br /><strong>Ce que l'Accompagnement Syst&eacute;mique des R&eacute;cits en Organisation (ASRO) en fait</strong><br /><br />Arnaud Tonnel&eacute; questionnant la pertinence des accompagnements syst&eacute;miques, il m'a paru coh&eacute;rent de m'interroger sur l'ASRO, qui coche justement ces deux cases. Mais l'approche ne s'arr&ecirc;te pas &agrave; la dimension syst&eacute;mique. Elle int&egrave;gre une dimension sociologique par l'exploration des r&eacute;cits collectifs, ce qui change la nature de l'intervention sur chacun des points qu'il soul&egrave;ve. <br />Pour illustrer concr&egrave;tement, je prends quelques ateliers de la d&eacute;marche parmi d'autres (elle en propose plus d'une dizaine, selon les situations et les niveaux d'intervention).<br /><br /><strong>"Le pouvoir est la mati&egrave;re noire."</strong><br /><br />L'image est juste, et sa cons&eacute;quence m&eacute;rite d'&ecirc;tre tir&eacute;e jusqu'au bout. Si le pouvoir est invisible, le nommer ne suffit pas.&nbsp;<br />Il y a une formulation plus op&eacute;rante : le pouvoir n'est pas un attribut que l'un poss&egrave;de et l'autre non. C'est la mesure d'une d&eacute;pendance mutuelle. Qui a besoin de qui pour faire quoi ? Pos&eacute;e collectivement, cette question rend le pouvoir observable sans que personne n'ait &agrave; accuser personne.<br />L'atelier <em>Mapping des interd&eacute;pendances</em> part de l&agrave;. <br />Pas un audit organisationnel : une observation collective de la structure de pouvoir r&eacute;elle, distincte de l'organigramme affich&eacute;. En quelques heures, ce qui "bloquait malgr&eacute; la bonne volont&eacute;" devient lisible. Ce n'&eacute;tait pas de la mauvaise foi, c'&eacute;tait une configuration de d&eacute;pendances que personne ne voyait clairement.<br /><br /><strong>"On cherche sous le lampadaire."</strong><br /><br />Ce qu'on ne voit pas sous le lampadaire n'est pas cach&eacute;.&nbsp;C'est le cas d'un r&eacute;cit s&eacute;diment&eacute; : il n'est plus questionn&eacute; parce qu'il n'est plus visible comme r&eacute;cit.<br />L'atelier <em>D&eacute;cider sous influence</em> travaille pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave;. <br />On part d'une d&eacute;cision ordinaire (un arbitrage, un report, un silence en r&eacute;union). On remonte : quel r&eacute;cit s'est activ&eacute; ? "<em>Ici on ne remet pas &ccedil;a en question</em>." "<em>Un bon manager ne dit pas &ccedil;a.</em>" Ces voix ne viennent pas de nulle part. Elles viennent de l'histoire collective, s&eacute;diment&eacute;e, devenue invisible &agrave; force d'&eacute;vidence. Ce qui ne peut pas ou plus se dire conditionne ce qui ne peut pas changer. L'atelier le rend visible sans le combattre.<br /><br /><strong>"Une transformation se n&eacute;gocie."</strong><br /><br />Oui, mais la n&eacute;gociation achoppe quand elle d&eacute;marre trop tard. Quand le praticien entre en sc&egrave;ne, le mandat est souvent d&eacute;j&agrave; fix&eacute;. Il se retrouve en position d'ex&eacute;cutant d'une solution &agrave; un probl&egrave;me qui n'a pas &eacute;t&eacute; explor&eacute;.<br />Derri&egrave;re beaucoup de demandes de transformation se cache une tension non formul&eacute;e : "<em>Changez, mais de mani&egrave;re pr&eacute;visible et contr&ocirc;l&eacute;e</em>." L'accompagnant qui ne d&eacute;code pas cette tension en devient le relais involontaire. Il vend de la certitude pour obtenir son mandat, pi&eacute;g&eacute; par l'anxi&eacute;t&eacute; latente du commanditaire.<br />&#8203;<br />L'ASRO outille une posture pr&eacute;cise face &agrave; &ccedil;a. Ni soumission ni opposition frontale. <br />L'<em>authoritative doubt (Barry Johnson)&nbsp;</em>: l'intervenant assume son expertise des dynamiques relationnelles tout en tenant une position d'incertitude s&ucirc;re, l&agrave; o&ugrave; le commanditaire cherche de la certitude. Ce n'est pas du flou. C'est refuser de vendre ce qu'on ne peut pas promettre.<br /><br /><strong>"La fa&ccedil;on de formuler l'objet pose probl&egrave;me."</strong><br /><br />Juste. Mais la reformulation ne peut pas venir de l'ext&eacute;rieur, et elle ne vient pas non plus du seul commanditaire. Elle &eacute;merge de l'&eacute;coute des r&eacute;cits collectifs : ce qui se dit dans les couloirs, ce qui ne se dit plus par habitude, ce que le collectif prot&egrave;ge sans le savoir.<br />L'atelier <em>R&eacute;v&eacute;lation du r&ecirc;ve collectif</em> cr&eacute;e ce mouvement. <br />&#8203;En rendant visible l'&eacute;cart entre qui les membres de l'organisation r&ecirc;vent d'&ecirc;tre et ce qui est fait effectivement, il donne au commanditaire une information que les acteurs ont produite eux-m&ecirc;mes, pas import&eacute;e de l'ext&eacute;rieur.&nbsp;<br /><br />Pendant ce processus, l'intervenant ne cherche pas les conditions id&eacute;ales. Il adopte la <em>posture du Bricoleur Lucide</em> : travailler avec le r&eacute;el tel qu'il est. Le refus, le manque de temps, la peur ne sont pas des parasites, ce sont les donn&eacute;es de l'intervention. L&acirc;cher la pression de "faire r&eacute;ussir" n'est pas une abdication. C'est ce qui permet de rester utile quand les tensions se manifestent.<br /><br />Tonnel&eacute; pose de bonnes questions. L'ASRO propose sa mani&egrave;re singuli&egrave;re d'y r&eacute;pondre, en int&eacute;grant sociologie et sciences de la complexit&eacute;, en outillant la posture autant que l'approche. Cette distinction change concr&egrave;tement ce que l'intervenant fait sur le terrain, et ce qu'il peut promettre sans se trahir.</div>  <div><div style="height: 20px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 20px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><span style="color:rgb(98, 98, 98)">L&rsquo;article d&rsquo;Arnaud Tonnel&eacute; m&rsquo;a inspir&eacute; un autre article :&nbsp;</span><a href="https://www.systemically.fr/blog/la-route-des-indes-innover-en-se-trompant-dobjectif"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">la route des Indes - Innover en se trompant d'objectif<br /><br /></span></a>Image :&nbsp;&#8203;https://www.cidehom.com/apod.php?_date=240402&nbsp;<br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La route des Indes - Innover en se trompant d'objectif]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/la-route-des-indes-innover-en-se-trompant-dobjectif]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/la-route-des-indes-innover-en-se-trompant-dobjectif#comments]]></comments><pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:02:50 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/la-route-des-indes-innover-en-se-trompant-dobjectif</guid><description><![CDATA[       Ce matin, 2026-04-09, une d&eacute;p&ecirc;che sur la guerre US/Iran : "Donald Trump ne s'attendait pas &agrave; une telle r&eacute;sistance."&nbsp;Une situation o&ugrave; des signaux sur la complexit&eacute; de la situation iranienne &eacute;taient disponibles. Le pr&eacute;sident a choisi en fonction de sa conviction sur les signaux. Ce n'est pas une d&eacute;faillance du dispositif d'&eacute;coute &mdash; c'est une d&eacute;faillance de l'usage qui en est fait.Arnaud Tonnel&eacute; a p [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/a06e4362-5b98-4f4b-a172-27f0c6fcedea.jpeg?1775738812" alt="Photo" style="width:538;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Ce matin, 2026-04-09, une d&eacute;p&ecirc;che sur la guerre US/Iran : </span><br /><span>"</span><em><span>Donald Trump ne s'attendait pas &agrave; une telle r&eacute;sistance</span></em><span>."&nbsp;</span></span><br /><span><span>Une situation o&ugrave; des signaux sur la complexit&eacute; de la situation iranienne &eacute;taient disponibles. Le pr&eacute;sident a choisi en fonction de sa conviction sur les signaux. </span><br /><span>Ce n'est pas une d&eacute;faillance du dispositif d'&eacute;coute &mdash; c'est une d&eacute;faillance de l'usage qui en est fait.</span></span><br /><br /><span><span>Arnaud Tonnel&eacute; a publi&eacute; un article stimulant sur la na&iuml;vet&eacute; suppos&eacute;e des approches d'accompagnement du changement : &ldquo;<a href="https://www.linkedin.com/pulse/les-approches-dominantes-de-la-transformation-dune-certaine-tonnel%C3%A9-v9v9f" target="_blank">Les approches dominantes de la transformation souffriraient-elles d'une forme de na&iuml;vet&eacute; ?</a>&rdquo;&nbsp;</span></span><br /><span><span>Son argument central : les transformations &eacute;chouent non par manque de facilitation, mais parce qu'on ignore la dimension politique des organisations et qu'on prend pour argent comptant l'objet que le client nous demande de transformer.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Je le remercie pour la base qu'il fournit et je poursuis la r&eacute;flexion.<br />(<em>J'ai &eacute;crit un autre article qui compl&egrave;te en identifiant les 4 points-cl&eacute;s de l'argumentation de Tonnel&eacute; et comment l'ASRO les prend en compte : <a href="https://www.systemically.fr/blog/quand-arnaud-tonnele-a-raison" target="_blank">Quand Arnaud Tonnel&eacute; a raison</a>&nbsp;</em></span></span><span><span>).</span></span><br /><br /><span><span><strong>Partons avec </strong><strong>Christophe Colomb<br />&#8203;</strong></span></span><br /><span><span>Colomb avait une conviction : la route des Indes par l'ouest. <br />Il avait tort sur la g&eacute;ographie, raison sur la navigation. </span><br /><span>Et ce qui a permis l'exp&eacute;dition, ce n'est pas que son &eacute;quipage partage sa conviction sur la destination. C'est qu'il existait suffisamment de r&eacute;cit commun pour que le bateau parte et reste en mer.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Le politique n'explique pas tout</span></span><br /><br /><span><span>Tonnel&eacute; pose le pouvoir comme "mati&egrave;re noire des organisations" : pr&eacute;sent partout, invisible, d&eacute;terminant. C'est juste quoiqu'orient&eacute; (noire = c&ocirc;t&eacute; obscur de la force).&nbsp;</span></span><br /><span><span>En faire le facteur explicatif central, c'est r&eacute;duire les acteurs &agrave; des porteurs d'int&eacute;r&ecirc;ts en comp&eacute;tition. L'&eacute;quipage de Colomb n'avait pas les m&ecirc;mes int&eacute;r&ecirc;ts que leur capitaine, qui n&rsquo;avait pas les m&ecirc;mes int&eacute;r&ecirc;ts que ses armateurs. Certains marins cherchaient la fortune, d'autres fuyaient quelque chose, d'autres encore ob&eacute;issaient par contrat.&nbsp;</span></span><br /><br /><em><span><span>&ldquo;Les uns, joyeux de fuir une patrie inf&acirc;me ;</span></span><br /><span><span>D&rsquo;autres, l&rsquo;horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,</span></span><br /><span><span>Astrologues noy&eacute;s dans les yeux d&rsquo;une femme,</span></span><br /><span><span>La Circ&eacute; tyrannique aux dangereux parfums.&rdquo; &mdash; Charles Baudelaire</span></span></em><br /><br /><span><span>Leurs int&eacute;r&ecirc;ts divergeaient. Et pourtant le bateau est parti.</span></span><br /><span><span>Ce qui a permis l&rsquo;exp&eacute;dition c'est un ensemble de r&eacute;cits partag&eacute;s sur ce qui &eacute;tait l&eacute;gitime, possible (imaginable), valable. Un ensemble suffisamment solide pour que des int&eacute;r&ecirc;ts divergents coexistent dans un mouvement commun.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Les int&eacute;r&ecirc;ts ne convergent pas. Les r&eacute;cits permettent qu&rsquo;ils coexistent.</span><br /><span>Les r&eacute;cits ne tiennent pas par adh&eacute;sion rationnelle, mais parce qu&rsquo;ils d&eacute;finissent ce qui est &eacute;non&ccedil;able, risqu&eacute; ou impensable.</span></span><br /><span><span>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce terrain que l'ASRO travaille.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Une restriction de p&eacute;rim&egrave;tre assum&eacute;e</span></span><br /><br /><span><span>Tonnel&eacute; reproche aux approches d'accompagnement de prendre l'objet de la transformation pour argent comptant. Il propose d'interroger cet objet, de "re-probl&eacute;matiser" ce que le client demande, &ldquo;</span><span>pour son propre bien&rdquo;</span><span>.</span></span><br /><span><span>"Pour son propre bien" est une formule qui m&eacute;rite attention. Elle signale un d&eacute;placement o&ugrave; l'accompagnant pense savoir mieux que le client ce qui est bon pour lui.&nbsp;</span></span><br /><span><span>L'ASRO fait un choix d&eacute;lib&eacute;r&eacute; : elle travaille sur </span><span style="font-weight:700">les processus subjectifs</span><span>, les r&eacute;cits, les repr&eacute;sentations, ce qui circule dans les couloirs et les r&eacute;unions, sans pr&eacute;tention sur les </span><span style="font-weight:700">processus objectifs</span><span>, qui rel&egrave;vent du m&eacute;tier et de la strat&eacute;gie. Ce n'est pas un angle mort. C'est une ligne de coh&eacute;rence.</span></span><br /><em><span><span>(</span><span>Pour la diff&eacute;rence entre processus subjectifs et objectifs, se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; Olivier Devillard &ldquo;La dynamique des &eacute;quipes&ldquo;</span><span>)</span></span></em><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Le sonar et le navigateur</span></span><br /><br /><em><span><span>Notre &acirc;me est un trois-m&acirc;ts cherchant son Icarie ;</span></span></em><br /><em><span><span>Une voix retentit sur le pont : &laquo; Ouvre l&rsquo;&oelig;il ! &raquo;</span></span></em><br /><em><span><span>Une voix de la hune, ardente et folle, crie :</span></span></em><br /><em><span><span>&laquo; Amour&hellip; gloire&hellip; bonheur ! &raquo; Enfer ! c&rsquo;est un &eacute;cueil ! &mdash; Charles Baudelaire</span></span></em><br /><br /><span><span>Colomb n'est pas seulement le visionnaire de l'exp&eacute;dition, il est &eacute;galement le navigateur. C'est lui qui d&eacute;tient les cartes, qui lit les &eacute;toiles, qui sait interpr&eacute;ter les vents et les courants. La connaissance de la route est pr&eacute;cis&eacute;ment sa comp&eacute;tence.</span></span><br /><br /><span><span>L'ASRO dote ce navigateur d'un sonar, un dispositif d'&eacute;coute de ce qui se passe &agrave; bord. Ce que se disent les matelots dans les hamacs, ce qui se raconte sur la dur&eacute;e du voyage, sur les provisions, sur la confiance dans le capitaine. Ces signaux ne disent pas si la route est la bonne. Ils disent ce qui tient ou ce qui risque de c&eacute;der dans le collectif qui r&eacute;alise l'exp&eacute;dition.</span></span><br /><br /><span><span>C'est une comp&eacute;tence diff&eacute;rente de celle du navigateur et compl&eacute;mentaire. Le sonar ne remplace pas les cartes. Il &eacute;coute et compl&egrave;te ce que les cartes ne peuvent pas figurer.</span></span><br /><span><span>C'est l&agrave; que la <em>phronesis</em> entre en jeu, cette sagesse pratique que les Grecs distinguaient du savoir th&eacute;orique. Le navigateur sait o&ugrave; et comment aller&hellip;en th&eacute;orie. </span><br /><span>La <em>phronesis</em>, c'est savoir comment y aller avec ces hommes-l&agrave;, dans ces conditions-l&agrave;, maintenant.&nbsp;</span></span><br /><span><span>L'ASRO travaille sur ce registre : non pas la v&eacute;rit&eacute; de la destination, mais la qualit&eacute; du mouvement collectif qui permet d'avancer vers elle.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">La na&iuml;vet&eacute; comme condition</span></span><br /><br /><span><span>Tonnel&eacute; utilise "na&iuml;f" comme disqualification de la posture.</span></span><br /><span><span>Pourtant, au sens &eacute;tymologique, la na&iuml;vet&eacute; d&eacute;signe ce qui est natif, originel, non alt&eacute;r&eacute; par les filtres de ce qu'on sait d&eacute;j&agrave;. C'est peut-&ecirc;tre un pr&eacute;-requis &agrave; toute innovation : voir sans pr&eacute;supposer, &eacute;couter sans avoir d&eacute;j&agrave; la r&eacute;ponse&hellip;au risque de se tromper. Mais comment &ldquo;bien se tromper&rdquo; rel&egrave;ve d&rsquo;une autre conversation.</span></span><br /><br /><span><span>La na&iuml;vet&eacute; n'est pas l'ennemi de la lucidit&eacute;. Elle en est parfois la condition.</span></span><br /><span><span>Une d&eacute;marche qui choisit de ne pas prendre de camp, qui travaille avec ce qui est l&agrave; sans pr&eacute;tendre savoir mieux, qui fait confiance &agrave; l'&eacute;mergence plut&ocirc;t qu'&agrave; la prescription, c'est na&iuml;f, au meilleur sens du terme. <br />&#8203;Et c'est assum&eacute;.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce que l'ASRO promet</span></span><br /><br /><span><span>Pas que la route des Indes m&egrave;ne aux Indes.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Que Colomb dispose d'une &eacute;coute de l'&eacute;quipage. Que les r&eacute;cits qui menacent la coh&eacute;sion de l'&eacute;quipage deviennent lisibles. Que ceux dont c'est le r&ocirc;le de naviguer disposent d'une information sur ce qui se joue &agrave; bord et puissent en faire ce qu'ils jugent juste.</span></span><br /><span><span>C'est une promesse sobre. Elle ne vole rien &agrave; personne. Elle ne dit pas o&ugrave; aller. Elle rend visible ce que produit la mani&egrave;re d&rsquo;y aller.<br />&#8203;</span></span><br /><span><span style="font-weight:700">PS.</span><span>&nbsp;</span></span><br /><span><span>Le Titanic avait re&ccedil;u ses avertissements sur les icebergs. Le commandant a choisi de maintenir la vitesse. Comme Trump ce matin. Ce n'est pas une d&eacute;faillance du dispositif d'&eacute;coute, c'est une d&eacute;faillance de l'usage qui en est fait.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Forcer le commandant &agrave; regarder l'&eacute;cran ne rel&egrave;ve pas du sonar.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Et ce n'est pas la promesse de l'ASRO.</span></span></div>  <div><div style="height: 10px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 10px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><font size="2">Image libre de droit coloris&eacute;e par Gemini</font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le say-do gap : quand ce qu'on fait contredit ce qu'on dit]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/le-say-do-gap-quand-ce-quon-fait-contredit-ce-quon-dit]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/le-say-do-gap-quand-ce-quon-fait-contredit-ce-quon-dit#comments]]></comments><pubDate>Sat, 04 Apr 2026 19:59:01 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/le-say-do-gap-quand-ce-quon-fait-contredit-ce-quon-dit</guid><description><![CDATA[Ce que le say-do gap r&eacute;v&egrave;le des r&eacute;cits en organisation             Dans les deux articles pr&eacute;c&eacute;dents (*), un m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;&eacute;cart se reproduisait.Entre les repr&eacute;sentations et les pratiques des parents face aux jeux vid&eacute;o. Entre les engagements RSE affich&eacute;s en comit&eacute; de direction et les arbitrages du lendemain matin.Il existe un nom anglais pour ce pattern : le say-do gap. Ce qu'on dit. Ce qu'on fait [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title"><font color="#8d2424" size="5">Ce que le s<em>ay-do gap</em> r&eacute;v&egrave;le des r&eacute;cits en organisation</font></h2>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/schema-3-niveaux_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div><div style="height: 20px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 20px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Dans les deux articles pr&eacute;c&eacute;dents (*), un m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;&eacute;cart se reproduisait.</span></span><br /><span><span>Entre les repr&eacute;sentations et les pratiques des parents face aux jeux vid&eacute;o. </span><br /><span>Entre les engagements RSE affich&eacute;s en comit&eacute; de direction et les arbitrages du lendemain matin.</span></span><br /><br /><span><span>Il existe un nom anglais pour ce pattern : le </span><em><span>say-do gap</span></em><span>. </span><br /><span>Ce qu'on dit. Ce qu'on fait. </span><br /><span>Et la distance entre les deux.</span></span><br /><br /><span><span>En contexte organisationnel, les chiffres sont &eacute;loquents : </span><br /><span>59 % des managers se d&eacute;clarent &agrave; l'&eacute;coute de leurs collaborateurs. 82 % des collaborateurs disent le contraire. </span><br /><span>M&ecirc;me organisation, m&ecirc;me relation manag&eacute;riale, deux perceptions en tension.</span></span><br /><br /><span><span>Ce n'est pas de la mauvaise foi. C'est plus int&eacute;ressant que &ccedil;a.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce que th&eacute;orise la distinction th&eacute;orie profess&eacute;e / th&eacute;orie en usage</span></span><br /><br /><span><span>Il y a un chercheur qui a document&eacute; ce pattern avec pr&eacute;cision : <strong>Chris Argyris</strong>. </span><br /><span>Sa distinction est simple, et difficile &agrave; regarder en face.</span></span><br /><span><strong><span>La </span><span>th&eacute;orie profess&eacute;e</span></strong><span> : ce que nous disons faire, ce que nous croyons faire, ce que nous d&eacute;fendons comme notre mani&egrave;re d'agir.</span></span><br /><span><strong><span>La </span><span>th&eacute;orie en usage</span></strong><span> : ce que nos comportements observables r&eacute;v&egrave;lent de nos hypoth&egrave;ses r&eacute;elles sur ce qui fonctionne.</span></span><br /><span><span>Les deux coexistent chez le m&ecirc;me acteur, dans la m&ecirc;me organisation. </span><br /><span>Et l'&eacute;cart entre elles est rarement conscient. </span><br /><br /><span>Le manager qui se d&eacute;clare &agrave; l'&eacute;coute ne ment pas. Il croit ce qu'il dit. </span><br /><span>Simplement, ce qu'il fait dans l'action r&eacute;v&egrave;le d'autres priorit&eacute;s, d'autres hypoth&egrave;ses implicites sur ce qu'un manager doit faire "vraiment".</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Un angle mort dans l'analyse</span></span><br /><br /><span><span>La distinction d'Argyris est puissante pour nommer l'&eacute;cart. </span><br /><span>Elle l'est moins pour expliquer pourquoi il persiste apr&egrave;s l&rsquo;explication.</span></span><br /><br /><span><span>Dans les organisations, montrer l'&eacute;cart ne suffit pas. </span><br /><span>On peut savoir qu'on ne fait pas ce qu'on dit, et continuer &agrave; ne pas le faire.</span></span><br /><br /><span><span>Une hypoth&egrave;se compl&eacute;mentaire, dans la ligne des articles pr&eacute;c&eacute;dents : la th&eacute;orie en usage n'est pas seulement le r&eacute;sultat d'habitudes paresseuses. </span><br /><span>Elle est souvent la r&eacute;solution pragmatique d'<strong>une tension entre deux autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s, deux voix int&eacute;rioris&eacute;es qui d&eacute;finissent chacune une version l&eacute;gitime du r&ocirc;le professionnel.</strong></span></span><br /><br /><span><span>Un manager &agrave; l'&eacute;coute. Un manager qui avance. </span><br /><span>Ce ne sont pas deux injonctions oppos&eacute;es, ce sont deux versions concurrentes d'un m&ecirc;me r&ocirc;le professionnel, activ&eacute;es diff&eacute;remment selon le contexte, la pression, l'enjeu du moment.</span><br /><span>Ces &ldquo;voix&rdquo; ne sont pas internes au sens psychologique, elles sont issues de la socialisation et constamment rejou&eacute;es dans les iinteractions.</span></span><br /><br /><span><span>La th&eacute;orie en usage ne contredit pas la th&eacute;orie profess&eacute;e par n&eacute;gligence. </span><br /><span>Elle tranche, souvent sans le dire, entre deux mani&egrave;res d'&ecirc;tre un bon professionnel ici et maintenant.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce que &ccedil;a change pour un accompagnant</span></span><br /><br /><span><span>Pointer l'&eacute;cart ne produit pas de changement. </span><br /><span>Dans la plupart des ateliers de feedback ou de co-d&eacute;veloppement, les participants voient l'&eacute;cart. Ils le reconnaissent.<br />Et ils repartent avec les m&ecirc;mes patterns.</span></span><br /><br /><span><span>La lucidit&eacute; sur les comportements &mdash; voir l'&eacute;cart, le nommer &mdash; ne suffit pas. </span><br /><span>Ce qui change quelque chose, c'est </span><span style="font-weight:700">la lucidit&eacute; sur les r&eacute;cits collectifs qui rendent certaines pratiques l&eacute;gitimes et d'autres risqu&eacute;es</span><span> : une couche en dessous de ce qu'on observe.</span></span><br /><br /><span><span>C'est l&agrave; que l'<strong>Approche Syst&eacute;mique des R&eacute;cits en Organisation</strong> (ASRO) intervient.</span><br /><br /><span>Rep&eacute;rer ces r&eacute;cits, formuler des hypoth&egrave;ses sur ce qu'ils prot&egrave;gent, concevoir des interventions qui travaillent avec eux plut&ocirc;t que contre eux. Pas seulement &ldquo;comprendre les r&eacute;cits&rdquo;, mais les utiliser comme point d&rsquo;appui.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Un tryptique pour un seul pattern</span></span><br /><br /><span><span>Ces trois articles sont partis de trois angles diff&eacute;rents : l'anthropologie, la RSE, l'apprentissage organisationnel.<br />Ils ont document&eacute; le m&ecirc;me &eacute;cart.</span></span><br /><span><span>Ce n'est pas un hasard. Le </span><span>say-do gap</span><span> n'est pas un dysfonctionnement isol&eacute;. C'est le pattern structurel que produisent la s&eacute;dimentation des r&eacute;cits collectifs et que les outils de changement habituels ignorent.</span></span><br /><br /><span><span>L'ASRO est une d&eacute;marche pour travailler pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave;.</span></span><br /><span><span style="font-weight:700">Le livre</span><span> </span><em><span>Ne vous transformez surtout pas !</span></em><span> d&eacute;veloppe cette lecture et ses implications pratiques pour les accompagnants. </span><br /><span>Le </span><span style="font-weight:700">parcours ASRO</span><span> vous permet d&rsquo;apprendre &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimenter sur vos situations r&eacute;elles.</span></span><br /><br /><span><font color="#8d2424"><span>Vous intervenez en organisation et ce pattern vous parle ? </span><span style="font-weight:700"><a href="http://www.asro.pro" target="_blank">D&eacute;couvrez le parcours ASRO</a></span></font></span><br /><br /><span><span>(*) </span><br /><a href="https://www.systemically.fr/blog/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">https://www.systemically.fr/blog/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain</span></a><span>&nbsp;</span></span><br /><span><a href="https://www.systemically.fr/blog/rse-quand-lengagement-sarrete-a-la-porte-des-arbitrages"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">https://www.systemically.fr/blog/rse-quand-lengagement-sarrete-a-la-porte-des-arbitrages</span></a></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[RSE : quand l'engagement s'arrête à la porte des arbitrages]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/rse-quand-lengagement-sarrete-a-la-porte-des-arbitrages]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/rse-quand-lengagement-sarrete-a-la-porte-des-arbitrages#comments]]></comments><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:56:42 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/rse-quand-lengagement-sarrete-a-la-porte-des-arbitrages</guid><description><![CDATA[On a fait la Fresque. Et le lundi matin, rien n'a chang&eacute;.         84 % des dirigeants reconnaissent l'importance cruciale du climat dans leur strat&eacute;gie d'entreprise.Dans les m&ecirc;mes organisations, 83 % des &eacute;quipes ne se consid&egrave;rent pas comme "motrices" de leur politique RSE.Autre &eacute;cart : 77 % des salari&eacute;s reconnaissent l'engagement RSE de leur organisation. 33 % seulement estiment qu'il est &agrave; la hauteur des enjeux. (Barom&egrave;tre Cegos, 202 [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title"><em><font size="5" color="#8d2424">On a fait la Fresque. Et le lundi matin, rien n'a chang&eacute;.</font></em></h2>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/statue-of-janus-panoramio.jpg?1775327834" alt="Photo" style="width:580;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span>84 % des dirigeants reconnaissent l'importance cruciale du climat dans leur strat&eacute;gie d'entreprise.<br />Dans les m&ecirc;mes organisations, 83 % des &eacute;quipes ne se consid&egrave;rent pas comme "motrices" de leur politique RSE.</span></span><br /><br /><span><span>Autre &eacute;cart : 77 % des salari&eacute;s reconnaissent l'engagement RSE de leur organisation. </span><br /><span>33 % seulement estiment qu'il est &agrave; la hauteur des enjeux. (Barom&egrave;tre Cegos, 2023.)</span></span><br /><br /><span><span>Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est plus int&eacute;ressant que &ccedil;a.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce que documentent les barom&egrave;tres</span></span><br /><br /><span><span>Les donn&eacute;es convergent : les entreprises fran&ccedil;aises n'ont jamais autant structur&eacute; leurs d&eacute;marches RSE. <br />Budgets d&eacute;di&eacute;s, &eacute;quipes, labels, reporting. La RSE est rattach&eacute;e au Comex dans 70 % des organisations.</span></span><br /><span><span>Et les m&ecirc;mes donn&eacute;es documentent le m&ecirc;me &eacute;cart.&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>Entre l'intention affich&eacute;e et les arbitrages du quotidien, quelque chose r&eacute;siste.<br />Les fournisseurs restent souvent choisis sur le prix.<br />Les crit&egrave;res de performance ne bougent pas.<br />Les &eacute;quipes participent aux fresques, puis reprennent les m&ecirc;mes r&eacute;unions.</span></span><br /><br /><span><span>Explications classiques : contraintes budg&eacute;taires, pression des march&eacute;s, complexit&eacute; r&eacute;glementaire. Toutes r&eacute;elles.&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>Cependant, elles ne rendent pas compte d'un pattern r&eacute;current : dans la m&ecirc;me organisation, les m&ecirc;mes personnes qui portent l'ambition RSE en comit&eacute; de direction prennent des d&eacute;cisions qui la contredisent le lendemain matin, mauvaise foi ou bien ?</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Une hypoth&egrave;se de lecture compl&eacute;mentaire<br />&#8203;</span></span><br /><span><span>Dans <a href="https://www.systemically.fr/blog/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain">un article pr&eacute;c&eacute;dent</a> (*), j'explorais comment l'&eacute;cart entre pratiques et repr&eacute;sentations peut s'expliquer par une friction entre </span><span style="font-weight:700">deux autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s</span><span> actifs simultan&eacute;ment : deux voix int&eacute;rioris&eacute;es qui d&eacute;finissent chacune une version l&eacute;gitime du m&ecirc;me r&ocirc;le social.</span></span><br /><span><span>La m&ecirc;me hypoth&egrave;se s'applique ici.</span></span><br /><br /><span><span>Premi&egrave;re voix : "</span><em><span>Un dirigeant responsable aligne ses choix sur les enjeux de long terme</span></em><span><em>.</em>"<br />Deuxi&egrave;me voix : "</span><em><span>Un dirigeant comp&eacute;tent prot&egrave;ge la comp&eacute;titivit&eacute; de son organisation</span></em><span>."</span></span><br /><br /><span><span>Ces deux voix ne viennent pas des actionnaires qui pressent, m&ecirc;me si cette pression les active. Elles viennent du groupe professionnel et sont int&eacute;rioris&eacute;es comme exigences identitaires contradictoires.&nbsp;</span></span><br /><br /><span><span>La tension n'est pas entre "valeurs" et "r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique". Elle est entre deux d&eacute;finitions concurrentes de ce que signifie faire son travail correctement.</span></span><br /><br /><span><span>C'est ce que l'ASRO nomme </span><span style="font-weight:700">une friction entre autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s</span><span>.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Le m&ecirc;me pattern, dans nos organisations</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>La direction est convaincue. On a des objectifs RSE ambitieux</span></em><span><em>.</em>" </span><br /><span>Trois mois plus tard : les crit&egrave;res d'achat n'ont pas boug&eacute;, les fournisseurs non plus.</span></span><br /><br /><span><span>"</span><em><span>Les managers adh&egrave;rent. On a form&eacute; tout le monde</span></em><span><em>.</em>" </span><br /><span>Deux semaines apr&egrave;s : les arbitrages quotidiens reproduisent exactement les anciens patterns.</span></span><br /><br /><span><span>Ce n'est pas de la mauvaise volont&eacute;. Ce ne sont pas des r&eacute;sistances &agrave; combattre.</span></span><br /><span><span>Dans la lecture ASRO, ce sont deux autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s en tension, qui d&eacute;finissent chacun une version concurrente de ce que signifie "</span><em><span>&ecirc;tre un professionnel s&eacute;rieux ici</span></em><span><em>"</em>.</span></span><br /><br /><span><span>Rep&eacute;rer ces voix, formuler des hypoth&egrave;ses sur ce qu'elles prot&egrave;gent, concevoir des interventions qui travaillent avec elles plut&ocirc;t que contre elles : c'est le c&oelig;ur de la d&eacute;marche ASRO.</span></span><br /><br /><span><span>Le livre </span><em><span>Ne vous transformez surtout pas !</span></em><span> d&eacute;veloppe cette lecture et ses implications pratiques pour les accompagnants. </span><br /><span>Le <strong><a href="https://www.systemically.fr/parcours-asro.html">parcours ASRO</a></strong> vous permet d&rsquo;apprendre &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimenter sur vos situations r&eacute;elles.</span></span></div>  <div><div style="height: 10px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 10px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Vous intervenez en organisation et cet &eacute;cart vous parle ? </span><br /><span>D&eacute;couvrez le parcours ASRO &rarr; </span><a href="https://www.systemically.fr/parcours-asro.html"><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">https://www.systemically.fr/parcours-asro.html</span></a><span>&nbsp;</span></span><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Pourquoi on dit oui en réunion … et non le lendemain sur le terrain]]></title><link><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain]]></link><comments><![CDATA[https://www.systemically.fr/blog_liste/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain#comments]]></comments><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[ASRO]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.systemically.fr/blog_liste/pourquoi-on-dit-oui-en-reunion-et-non-le-lendemain-sur-le-terrain</guid><description><![CDATA[Dire et faire, ou le choc des r&eacute;cits         Dans une interview, Dominique Desjeux, professeur &eacute;m&eacute;rite &agrave; Paris Cit&eacute;, mentionne un &eacute;cart, une dissonance, qui m&eacute;rite notre attention.En France, il y a quelques ann&eacute;es, 80 % des parents se d&eacute;claraient oppos&eacute;s aux jeux vid&eacute;o.Or le taux d'&eacute;quipement des foyers avec enfants fr&ocirc;lait les 80 %.&nbsp;Autre exemple similaire&nbsp;: 80 % d'opinions favorables au bio. Moi [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title"><em><span><span><font size="5" color="#8d2424">Dire et faire, ou le choc des r&eacute;cits</font></span></span></em></h2>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.systemically.fr/uploads/1/0/2/8/102822098/published/pexels-caglargelmis-28784044.jpg?1775105525" alt="Photo" style="width:361;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><span><span><a href="https://www.ilec.asso.fr/entretiens/24434" target="_blank">Dans une interview</a>, Dominique Desjeux, professeur &eacute;m&eacute;rite &agrave; Paris Cit&eacute;, mentionne un &eacute;cart, une dissonance, qui m&eacute;rite notre attention</span><span>.</span></span><br /><span><span>En France, il y a quelques ann&eacute;es, 80 % des parents se d&eacute;claraient oppos&eacute;s aux jeux vid&eacute;o.</span><br /><span>Or le taux d'&eacute;quipement des foyers avec enfants fr&ocirc;lait les 80 %.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Autre exemple similaire&nbsp;: 80 % d'opinions favorables au bio. Moins de 4 % d'acheteurs r&eacute;guliers.</span></span><br /><span><span>Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est plus int&eacute;ressant que &ccedil;a.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Ce qu&rsquo;y voit l'anthropologie strat&eacute;gique de Dominique Desjeux</span></span><br /><span><span>L'anthropologie strat&eacute;gique part d'une exigence m&eacute;thodologique simple et radicale : distinguer, dans les questions pos&eacute;es aux acteurs, ce qui rel&egrave;ve des pratiques, de ce qui rel&egrave;ve des repr&eacute;sentations. Parce que les deux ne co&iuml;ncident presque jamais.</span></span><br /><span><span>Pour expliquer l'&eacute;cart, Desjeux identifie des contraintes : le co&ucirc;t, le temps, la dur&eacute;e de conservation, et ce qu'il appelle la "contrainte affective" &mdash; la pression des groupes de pairs sur les familles. Ce cadre est utile. Il permet de sortir du registre des motivations individuelles pour observer les syst&egrave;mes d'action.</span></span><br /><span><span>Si je partage la d&eacute;marche de distinction entre pratiques et repr&eacute;sentations, il me para&icirc;t subsister un angle mort.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Une hypoth&egrave;se de lecture compl&eacute;mentaire</span></span><br /><span><span>La "contrainte affective" est trait&eacute;e comme une force externe, de m&ecirc;me nature que le co&ucirc;t ou la dur&eacute;e de conservation.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Mon hypoth&egrave;se de travail : et si l'achat du jeu vid&eacute;o par un parent qui s'y d&eacute;clare oppos&eacute; n'&eacute;tait pas une capitulation sous pression, mais la r&eacute;solution, provisoire et souvent inconsciente, d'un conflit entre deux voix int&eacute;rieures &eacute;galement l&eacute;gitimes ?</span></span><br /><span><span>Premi&egrave;re voix : </span><span>"<em>Un bon parent sait dire non. Les jeux abrutissent, les &eacute;tudes passent d'abord."</em></span><br /><span>Deuxi&egrave;me voix : </span><span>"<em>Un bon parent prot&egrave;ge son enfant de l'exclusion. &Ecirc;tre le seul sans console, c'est lui faire du mal.</em>"</span></span><br /><br /><span><span>Ces deux voix ne viennent pas de l'enfant qui r&eacute;clame, m&ecirc;me si la r&eacute;clamation active la seconde. Elles viennent du groupe social et sont int&eacute;rioris&eacute;es sous forme de normes sur ce qu'est &ldquo;<em>un bon parent</em>". La pression des pairs n'agit pas de l'ext&eacute;rieur : elle agit parce qu'elle a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; absorb&eacute;e, traduite en exigence identitaire contradictoire.</span></span><br /><span><span>C'est ce qu&rsquo;&agrave; la suite du sociologue G.H Mead,&nbsp; <strong>l'Accompagnement Syst&eacute;mique des R&eacute;cits en Organisation</strong> (ASRO) nomme l'</span><span style="font-weight:700">autrui g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;</span><span>.</span></span></div>  <div><div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><span><span style="font-weight:700">L'autrui g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;</span><span><br />Concept d&eacute;velopp&eacute; par le philosophe et sociologue <strong>George Herbert Mead</strong>, l'autrui g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; d&eacute;signe la pr&eacute;sence int&eacute;rioris&eacute;e d'un jugement collectif imaginaire qui oriente nos comportements avant m&ecirc;me que nous n'agissions.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Ce n'est pas "<em>ce que les autres pensent"</em>, c'est "<em>ce que je crois qu'on attend de moi en tant que membre de ce groupe</em>".<br />Dans une organisation : </span><span>"<em>Un bon manager ne montre pas ses doutes</em>."</span><span> </span><span>"<em>Ici, remettre en question la direction, c'est risqu&eacute;</em>."</span><span> Ces voix ne sont ni vraies ni fausses. Elles structurent ce qui est pensable, dicible, faisable dans le groupe social.</span></span></div>  <div><div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 100%;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:100%;"></hr> <div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 100%;"></div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Ce que Desjeux observe avec pr&eacute;cision, <strong>l'ASRO</strong> l'aborde avec une focale diff&eacute;rente pour ouvrir d'autres questions sur ce qui le produit.&nbsp;</span></span><br /><span><span>Pas une contrainte externe qui viendrait contredire une valeur, mais l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une friction entre deux autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s actifs simultan&eacute;ment, qui d&eacute;finissent chacun une version l&eacute;gitime du m&ecirc;me r&ocirc;le.</span></span><br /><br /><span><span style="font-weight:700">Le m&ecirc;me &eacute;cart, dans les organisations</span></span><br /><span><span>Remplacez les parents et les jeux vid&eacute;o par vos collectifs et vos transformations.</span></span><br /><br /><span><span>"<em>On est tous d'accord pour changer les pratiques de r&eacute;union</em>."</span><br /><span>Lendemain matin : m&ecirc;mes pratiques, m&ecirc;me dur&eacute;e, m&ecirc;mes personnes qui parlent.</span></span><br /><br /><span><span>"<em>On veut une culture du feedback</em>."</span><span> </span><br /><span>Deux semaines plus tard : personne n&rsquo;aborde les sujets qui f&acirc;chent, sauf dans les couloirs ou autour de la machine &agrave; caf&eacute;.</span></span><br /><br /><span><span>Ce n'est pas de la mauvaise volont&eacute;. Ce ne sont pas des r&eacute;sistances &agrave; combattre. </span></span><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)">Dans la lecture ASRO, c</span><span><span>e sont deux autruis g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s en tension, qui d&eacute;finissent chacun une version concurrente de ce que signifie "<em>&ecirc;tre professionnel ici"</em>.</span></span><br /><br /><span><span>Rep&eacute;rer ces voix, formuler des hypoth&egrave;ses sur ce qu'elles prot&egrave;gent, concevoir des interventions qui travaillent avec elles plut&ocirc;t que contre elles : c'est le c&oelig;ur de la d&eacute;marche ASRO.</span></span><br /><br /><span><span>Le livre </span><strong><em><span>Ne vous transformez surtout pas !</span></em></strong><span> d&eacute;veloppe cette lecture et ses implications pratiques pour les accompagnants. </span><br /><span>Le <strong>parcours ASRO</strong> vous permet d&rsquo;apprendre &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimenter sur vos situations r&eacute;elles.</span></span></div>  <div><div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 0px;"></div> <hr class="styled-hr" style="width:0px;"></hr> <div style="height: 5px; overflow: hidden; width: 0px;"></div></div>  <div class="paragraph"><span><span>Vous intervenez en organisation et cet &eacute;cart vous parle ?</span><a href="https://www.systemically.fr/parcours-asro.html"><span style="font-weight:400"> </span><span style="color:rgb(17, 85, 204); font-weight:400">D&eacute;couvrez le parcours ASRO</span></a></span></div>  <div class="paragraph" style="text-align:right;"><span><font size="2">Photo de &Ccedil;a&#287;lar Gelmi&#351;: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/adorable-bebe-jouant-avec-une-manette-de-jeu-a-l-interieur-28784044/</font></span></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>